C'était mon ami et même plus que celà. La dernière fois que l'on s'est vus après qu'il soit parti jai touvé ce poème sur mon bureau. J'étais jeune, je n'ai pas compris ou pas voulu comprendre le message... Comme moi il aimait Druillet (j'espère qu'il l'aime encore...) il a mélangé les mots de "Délirius" et "Urm le fou" pour écrire ces quelques vers. Qui sait ? Peut-être que la vie lui donnera raison.....
Là-bas se sont étroitement confondus la mort et la vie
Les îles du vent sauvage sont la porte ultime sur l'infini
Là-bas très haut se créent les grands courants cosmiques
Car l'univers a atteint sa rupture, tout devient chaotique.
Ton corps et ta vie seront semence, tu seras pensées et lumières
Tu retrouveras l'enfance et fertiliseras les champs glacés de l'Univers
Dans le gouffre sans fond du ciel, toi seule seras réellement belle.
Quand tu verras une lueur dans l'espace tu pourras hurler
On te dira que je passe mais nul ne t'aura vraiment écoutée
La lueur grandira, deviendra soleil, puis étoile, puis nova
Et tu sauras que rien n'est jamais fini car je serai là
Alors un jour, dans un futur d'un milliard d'années
Tu éprouveras subitement l'envie de tout recommencer
Car m'ayant eu pour l'éternité, tu me voudras pour la vie
Et ce jour là nous dériverons à tout jamais dans l'infini
Notre amour retrouvé ayant vaincu les ravages du temps
Sans jamais nous abandonner, nous accompagnera atomes errants
Et c'est ainsi que tout recommencera – car cela est écrit –
Et tous doivent s'y soumettre, y compris l'infini
Ainsi mourût toute chose mais survécût notre amour
Car nous sommes destinés l'un à l'autre pour toujours...
Illustration tirée de "URM le fou" - Druillet 1975


